vendredi 18 janvier 2019
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Tome 1 chapitre 4, résumé et analyse

Tome I – Chapitre 4 : Le gardien des Clés

Résumé

Hagrid, gardien des Clés et des Lieux à Poudlard, apprend à Harry sa véritable identité : c’est un sorcier. Harry peut enfin découvrir que son courrier contient une lettre de la directrice-adjointe de l’École de sorcellerie de Poudlard, qui lui apprend qu’il est inscrit à cette école qu’il ne connaît pas. Hagrid est choqué de constater que les Dursley cachaient sciemment à Harry sa condition et son histoire.
Hagrid, gêné, lui explique que par le passé, un puissant sorcier du nom de Voldemort s’était mis à faire régner la terreur. Les parents de Harry se sont opposés à lui mais il les a assassinés. Lorsqu’il essaya de faire subir le même sort à leur bébé, ses pouvoirs se sont brisés et il a disparu. Harry est sceptique face à cette histoire. Mais lorsque Hagrid lui demande s’il ne s’est jamais passé des évènements bizarres lorsqu’il avait peur ou qu’il était en colère, Harry a un déclic et y croit.

Calendrier / chronologie / dates à retenir

Ce chapitre se déroule dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1991. Hagrid, après avoir frappé à la porte de la cabane, entre, allume,  un feu, nourrit Harry et discute avec Harry et les Dursley avant que tous aillent dormir.

Analyse

Histoire de Voldemort

Au travers des explications de Hagrid, Harry apprend une foule de choses : c’est un sorcier (ce qui explique les évènements étranges autour de lui), ses parents l’étaient aussi (ce qui explique la rage des Dursley – qui veulent être « normaux » – contre lui), Voldemort a assassiné ses parents qui étaient des résistants (ce qui pose les bases du combat de Harry qui va durer 7 ans) et a tenté en vain de tuer Harry (ce qui lui laisse une cicatrice en forme d’éclair).

Hagrid lui décrit l’ambiance de cette « sombre époque » où « On se savait plus à qui faire confiance ». Lors de la 2ème guerre, Luna lui rappellera que « diviser pour mieux régner » est une technique souvent employée par les ennemis.

Hagrid est perspicace lorsque qu’il énonce : « Je ne crois pas qu’il [Voldemort] ait eu en lui quelque chose de suffisamment humain pour mourir », même s’il ne soupçonne pas les horcruxes, qui sont donc un secret bien gardé ; tout comme la prophétie, puisque Hagrid pense que Voldemort est allé voir les Potter pour essayer de les rallier dans son camp. Ce faisant, il met Harry sur une fausse piste, qui sera démentie 4 ans plus tard par Dumbledore, qui lui apprendra que Voldemort voulait avant tout tuer Harry.

Mais Hagrid laisse échapper involontairement une information importante : « L’un des seuls endroits où on était encore en sécurité, c’était Poudlard. (…) Il n’a jamais osé s’attaquer à l’école, pas à ce moment-là, en tout cas. ». Cette phrase évoque peut-être l’attaque « du monstre de la Chambre des Secrets » en 1943. Car Dumbledore a probablement appris à Hagrid que Voldemort était avant Tom Jedusor, et qu’il était responsable de la mort de Mimi Geignarde.

Mystères de Hagrid

Lorsque Hagrid apparaît, Harry a l’impression qu’un « véritable géant se tenait dans l’encadrement », alors qu’il apprendra que le gardien des Clés n’est « seulement » qu’un demi-géant, qui montre une loyauté indéfectible envers le directeur de Poudlard. Hagrid utilise la magie sans que Harry ne voie la moindre baguette magique. Le lecteur est même lancé sur une fausse piste avec cette phrase : « La perspective de se retrouver embroché au bout d’un parapluie par un géant barbu (…) » alors qu’en réalité, Hagrid ne le menaçait pas avec son parapluie mais avec sa baguette magique cassée, cachée à l’intérieur. Il finira tout de même par s’en servir contre Dudley, bien qu’il demande à Harry de garder cela secret, en évoquant son interdiction de pratiquer la magie. Il ne répond pas à l’interrogation de Harry qui souhaitait savoir pourquoi ; cette réponse devenant importante pour le tome suivant, où Hagrid est accusé d’avoir ouvert la Chambre des Secrets.

Hagrid apparaît comme le sauveur car « Harry avait souvent rêvé qu’un parent lointain et inconnu vienne le chercher et l’emmène avec lui » (Tome I – chapitre 2). De plus, c’est Hagrid qui lui révèle son passé et celui de ses parents, qui a de délicates attentions auxquelles Harry n’est pas habitué (gâteau d’anniversaire, lettre remise en main propre, saucisses chaudes), qui a un côté « Mary Poppins » avec tout ce que recèle son manteau, qui a pour Harry « une lueur de respect et de sympathie » dans son regard, et enfin, qui lui dit : « Tu ressembles beaucoup à ton père mais tu as les yeux de ta maman ». Cette phrase a dû toucher profondément Harry. À noter qu’il entendra de nombreuses fois cette constatation durant son adolescence.

Rage et intolérance des Dursley

Lorsque la vérité est dévoilée à Harry, la rancœur de Pétunia explose d’un coup. En plus de la jalousie qu’elle éprouvait pour sa petite sœur Lily (Tome VII – chapitre 33), le fait que ses parents soient émerveillés devant les prouesses de leur jeune sorcière n’a pu qu’attiser la haine de Pétunia.

Le lecteur qui relit la saga peut être étonné du témoignage de Pétunia : « Quand elle [Lily] revenait à la maison (…) elle changeait les tasses de thé en rats d’égout », puisque les élèves de premier cycle n’ont pas le droit d’utiliser la magie en dehors de l’école. Nous pouvons imaginer que la jeune Lily a testé les limites imposées par le Ministère de la Magie et qu’elle a reçu au moins une lettre d’avertissement.

Quant à Vernon, sa haine le pousse à avoir un peu plus de courage que d’habitude en défiant momentanément un sorcier impressionnant et volontaire. Bien qu’il n’aime pas Harry, il fait tout de même partie de sa famille et fait tout pour l’éloigner de la magie, quitte à avoir un comportement incohérent : il n’aime pas voir Harry mais ne veut pas le laisser partir.

Vernon va jusqu’à déclarer que « la magie est une tare qui se guérit » : « Je veux bien qu’il y ait chez toi [Harry] quelques bizarreries, mais il suffirait d’une bonne correction pour arranger tout ça », car il n’accepte pas tout ce qui sort de sa vision de la normalité et songe sérieusement à utiliser la violence comme réponse.

Malheureusement, l’Histoire regorge d’exemples où l’utilisation de la violence est justifiée sous le seul prétexte que la différence n’est pas acceptable. Vernon tient ensuite des propos brutaux pour Harry, qui montrent qu’il n’a aucune compassion envers ses parents décédés : « (…) le monde se porte beaucoup mieux depuis qu’ils ne sont plus là. Ils ont eu ce qu’ils cherchaient (…) ».

Petits plus

–> La révélation de sa condition de sorcier – additionné au fait qu’il allait quitter les Dursley – l’a tellement rendu heureux qu’il se servira de ce souvenir pour s’entraîner au Patronus, avec un assez bon résultat (Tome III – chapitre 12).

–> Pour le lecteur qui relit la saga, l’envoi du hibou par Hagrid est banal tandis que pour Harry, dont c’est la première fois, cela est ahurissant.

–> Le côté terre-à-terre de Harry agit une nouvelle fois : tant qu’il n’a pas eu de preuves tangibles (c’est-à-dire le rappel des évènements hors norme autour de lui), il ne croit pas les dires de Hagrid.

–> Les exploits dont il ne se rappelle pas ne lui montent pas à la tête. Un des objectifs de Dumbledore est rempli : Harry n’est pas prétentieux.

–> Hagrid évoque la mort des frères de Molly Weasley : Fabian et Gideon Prewett. Ce nom de famille vient probablement de la colocatrice de J.K.Rowling durant ses années passées au Portugal : Jill Prewett, qui apparaît en dédicace du tome III.

–> « Dudlinouchet » est écrit avec un « i » (p37, édition petit format), alors qu’il est écrit avec un ‘y’ dans le chapitre précédent (p28, édition petit format).

–> « Sept ans là-bas et il sera transformé », Hagrid ne savait pas à quel point il avait raison ! Sauf que Harry n’y restera que 6 ans.

Quelques citations

« — Monsieur, j’exige que vous sortiez d’ici immédiatement, dit-il. Vous avez commis une violation de domicile avec effraction.
— Ah, ça suffit, Dursley, espèce de vieux pruneau ! dit le géant. »

« — Qui êtes-vous ?
Le géant eut un petit rire.
— Ah, c’est vrai, je ne me suis pas présenté, dit-il. Rubeus Hagrid, Gardien des Clés et des Lieux à Poudlard. »

« Harry… Tu es un sorcier.
Un grand silence s’abattit soudain sur la cabane. On n’entendait plus que le bruit de la mer et le sifflement du vent.
— Je suis un quoi ? balbutia Harry.
— Un sorcier, bien sûr, dit Hagrid »

« — Un Moldu, dit Hagrid, c’est comme ça que nous appelons les gens qui n’ont pas de pouvoirs magiques. Et manque de chance, tu as grandi dans la plus incroyable famille de Moldus que j’aie jamais rencontrée »

« Tu ne t’es jamais demandé d’où te venait la cicatrice que tu as sur le front ? Ce n’est pas une blessure ordinaire. C’est la trace du mauvais sort qu’il a lancé contre, toi, un mauvais sort si puissant qu’il a détruit tes parents et leur maison. Mais avec toi, ça n’a pas marché, et c’est pour cette raison que tu es célèbre, Harry. Personne n’a jamais pu lui échapper parmi ceux qu’il avait décidé de tuer, personne sauf toi. »
« Certains disent qu’il est mort. A mon avis, ce sont des calembredaines. Je ne crois pas qu’il ait eu en lui quelque chose de suffisamment humain pour mourir. »

« — Hagrid, dit-il, je crois que vous avez fait une erreur. Je ne suis pas un sorcier. »

« — JAMAIS PLUS… INSULTER… ALBUS… DUMBLEDORE… DEVANT… MOI… tonna-t-il. »