vendredi 18 janvier 2019
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Citations par et à propos d’Albus Dumbledore

Citations…

Harry Potter à l’École des Sorciers

  • À Minerva McGonagall : – Heureusement qu’il fait nuit. Je n’ai jamais autant rougi depuis le jour où Madame Pomfresh m’a dit qu’elle trouvait mes nouveaux cache-oreilles ravissants. (ES1)
  • À Minerva McGonagall : – Être célèbre avant même d’avoir appris à marcher et à parler ! Célèbre pour quelque chose dont il ne sera même pas capable de se souvenir ! Ne comprenez-vous pas qu’il vaut beaucoup pour lui qu’il grandisse à l’écart de tout cela jusqu’à ce qu’il soit prêt à l’assumer ? (ES1)
  • À Minerva McGonagall : – Je confierais ma propre vie à Hagrid. (ES1)
  • Discours de bienvenue à Poudlard : Nigaud ! Grasdouble ! Bizarre ! Pinçon ! (ES7)
  • Percy à son sujet : Fou ? C’est un génie ! Le plus grand sorcier du monde ! Mais c’est vrai, il est un peu fou. (ES7)
  • À Harry : Ca ne fait pas grand bien de s’installer dans les rêves en oubliant de vivre, souviens-toi de ça. (ES12)
  • – Moi ? Je me vois avec une bonne paire de chaussettes de laine à la main.
    […] – On manque toujours de chaussettes. Noël vient de passer et je n’en ai même pas eu une seule paire. Les gens s’obstinent à m’offrir des livres. (ES12)
  • Ce qui s’est passé dans les sous-sols du château, entre Quirrell et toi, est un secret absolu, par conséquent, toute l’école est au courant. (ES17)
  • Après tout, pour un esprit équilibré, la mort n’est qu’une grande aventure de plus. (ES17)
  • – Tu peux l’appeler Voldemort, Harry. Nomme toujours les choses par leur nom. La peur d’un nom ne fait qu’accroître la peur de la chose elle-même. (ES17)
  • – La vérité, soupira Dumbledore. Elle est toujours belle et terrible, c’est pourquoi il faut l’aborder avec beaucoup de précautions. (ES17)
  • – Ta mère est morte pour te sauver la vie. S’il y a une chose que Voldemort est incapable de comprendre, c’est l’amour. Il ne s’est jamais rendu compte qu’un amour aussi fort que celui que ta mère avait pour toi laisse sa marque. Pas une cicatrice, ou un signe visible… Avoir été aimé si profondément te donne à jamais une protection contre les autres, même lorsque la personne qui a manifesté cet amour n’est plus là. […] Toucher quelqu’un qui a été marqué par quelque chose d’aussi beau ne pouvait susciter en lui que de la souffrance. (ES17)

Harry Potter et la Chambre des Secrets

  • Dobby : Albus Dumbledore est le plus grand directeur que Poudlard ait jamais eu. Dobby le sait, Monsieur. Dobby a entendu dire que les pouvoirs de Dumbledore rivalisent avec ceux de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Prononcer-Le-Nom au plus fort de sa puissance. Pourtant, Monsieur…
    La voix de Dobby se transforma en un murmure pressant.
    – Il y a des pouvoirs que Dumbledore ne… des pouvoirs qu’un sorcier digne de ce nom… (CS2)
  • Ce sont nos choix Harry, qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes. (CS18)

Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban

  • Lupin : Mais à cette époque, Dumbledore devint directeur de l’école et il éprouva pour moi de la compassion. Il assura qu’en prenant certaines précautions, il n’y avait pas de raisons pour que je puisse pas faire mes études normalement… (PA18)
  • – Ce qu’il nous faudrait, poursuivit lentement Dumbledore, c’est un peu plus de temps
    Ses yeux bleus se posèrent alternativement sur Harry et sur Hermione. (PA21)
  • A Harry : L’expérience que tu as vécue avec le Retourneur de Temps ne t’a donc rien appris ? Les conséquences de nos actions sont toujours si complexes, si diverses, que prévoir l’avenir est une entreprise bien difficile… Le professeur Trelawney en est la preuve vivante. Tu as fait quelque chose de très noble en sauvant la vie de Pettigrow. (PA22)
  • A Harry : Tu crois donc que les morts que nous avons aimés nous quittent vraiment ? Tu crois que nous ne nous souvenons pas d’eux plus clairement que jamais lorsque nous sommes dans la détresse ? Ton père vit en toi, Harry, et il se montre davantage lorsque tu as besoin de lui. Sinon, comment aurais-tu pu créer ce Patronus en particulier ? Cornedrue est revenu la nuit dernière. (PA22)

Harry Potter et la Coupe de Feu

  • Dumbledore regarda longuement Harry.
    – J’ai une hypothèse, rien de plus, dit-il enfin. Je crois que ta cicatrice devient douloureuse lorsque Lord Voldemort se trouve à proximité ou qu’il est pris d’un accès de haine particulièrement violent.
    – Mais… pourquoi ?
    – Parce que toi et lui, vous êtes liés par le sort qu’il t’a jeté et qui a raté. Il ne s’agit pas d’une cicatrice ordinaire. (CF30)
  • – Qu’est-ce qui vous fait penser qu’il a véritablement cessé de soutenir Voldemort, professeur ?
    Dumbledore regarda Harry quelques instants puis répondit :
    – Ca, Harry, c’est une affaire entre le professeur Rogue et moi-même. (CF30)
  • Pour la première fois, Harry comprit pourquoi on disait qu’Albus Dumbledore était le seul sorcier que Voldemort eût jamais craint. L’expression de Dumbledore, le regard fixé sur la silhouette inerte de Maugrey, était plus terrifiante que tout ce que Harry aurait pu imaginer. Il n’y avait plus de sourire bienveillant sur son visage et ses yeux ne pétillaient plus de malice derrière ses lunettes en demi-lune. Une fureur glacée animait chaque ride son visage et une impression de puissance émanait de lui comme s’il avait été entouré d’un halo de chaleur brûlante. (CF35)
  • Mais lorsque Harry raconta comment Queudver lui avait percé le bras avec la pointe de son poignard, Sirius poussa une exclamation et Dumbledore se leva si brusquement que Harry sursauta. Dumbledore contourna son bureau et demanda à Harry de tendre le bras. Harry montra la déchirure de sa manche et la coupure que lui avait fait Queudver.
    – Il a dit que mon sang le rendrait plus fort que tout autre sang, expliqua Harry. Il a dit que la protection que ma… que ma mère m’a laissée en mourant… serait également en lui. Et il avait raison. Il a pu me toucher sans éprouver aucune douleur.
    Un bref instant, Harry crut déceler dans le regard d’Albus Dumbledore quelque chose qui ressemblait à une lueur de triomphe. (CF36)
  • – Je vais le répéter, Harry, dit Dumbledore, tandis que le phénix s’envolait pour reprendre place sur son perchoir. Tu as fait preuve d’une bravoure qui dépasse tout ce que j’aurais pu attendre de toi. Tu as manifesté le même courage que ceux qui sont morts en combattant Voldemort lors qu’il était au sommet de sa puissance. Ce soir, tu as porté sur tes épaules le fardeau d’un sorcier aguerri et tu t’es montré à la hauteur de l’épreuve […] (CF36)
  • A Cornelius Fudge :– Vous êtes aveuglé par l’amour de votre fonction, Cornelius ! lança Dumbledore, le regard flamboyant.
    Il avait haussé la voix et l’aura de puissance qui émanait de lui devenait si intense qu’elle était presque palpable.
    – Vous accordez beaucoup trop d’importance, comme vous l’avez toujours fait, à la prétendue pureté du sang ! Vous refusez de reconnaître que ce qui compte, ce n’est pas la naissance, mais ce que l’on devient ! (CF36)
  • – Si votre obstination à fermer les yeux vous mène si loin, Cornelius, reprit Dumbledore. Nous avons atteint la croisée des chemins. Vous agirez comme vous le jugerez bon. Et moi aussi, j’agirai comme je le jugerai bon. (CF36)
  • Hagrid : – En tous cas, c’est le plan de Dumbledore. Tant qu’il est là, je ne me fais pas trop de soucis. (CF37)
  • Fête de fin d’année : – Voici donc venue la fin d’une autre année, dit Dumbledore.
    Il s’interrompit et son regard s’arrêta sur la table des Poufsouffle.
    […] – Il y a beaucoup de choses que je voudrais vous dire, ce soir, poursuivit Dumbledore. Mais je dois d’abord rendre hommage à un garçon de grande qualité qui aurait dû être ici – il fit un geste vers la table des Poufsouffle – pour partager ce banquet avec nous. Je vous demande de vous lever et de porter un toast en l’honneur de Cedric Diggory.
    […] – Cedric incarnait de nombreuses qualités qui s’attachent à la maison des Poufsouffle, poursuivit Dumbledore. C’était un ami loyal et généreux, il travaillait sans relâche et se montrait toujours fair-play. Sa mort vous a tous affectés, que vous l’ayez bien connu ou pas. Je pense donc que vous avez le droit de savoir ce qui s’est exactement passé.
    Harry leva la tête et regarda Dumbledore
    – Cedric Diggory a été assassiné par Lord Voldemort.
    Un murmure de panique parcourut la Grande Salle. Les élèves fixaient Dumbledore d’un air incrédule et terrifié. Parfaitement calme, Dumbledore attendit que le silence revienne.
    – Le ministère de la magie, reprit Dumbledore, ne souhaite pas que je vous donne cette information. Les parents de certains d’entre vous seront peut-être horrifiés d’apprendre que je l’ai fait – soit parce qu’ils ne croiront pas au retour de Lord Voldemort, soit parce qu’ils penseront que vous êtes trop jeunes pour que je vous dise une chose pareille. J’ai cependant la conviction que la vérité est généralement préférable au mensonge et que toute tentative de faire croire que Cedric est mort des suites d’un accident, ou à cause d’une erreur qu’il aurait commise, serait une insulte à la mémoire.
    (coupure sur les remerciements adressés à Harry)
    – Tous les invités présents dans cette salle, reprit Dumbledore en fixant les élèves de Durmstrang, seront toujours les bienvenus chaque fois qu’ils voudront revenir ici. Une fois de plus, je vous le répète à tous, maintenant que Lord Voldemort est de retour, l’union fera notre force, la division notre faiblesse. L’aptitude de Lord Voldemort à semer la discorde et la haine est considérable. Nous ne pourrons le combattre qu’en montrant une détermination toute aussi puissante, fondée sur l’amitié et la confiance. Les différences de langage et de culture ne sont rien si nous partageons les mêmes objectifs et si nous restons ouverts les uns aux autres.
    Je suis convaincu – et jamais je n’ai tant souhaité me tromper – que nous allons connaître une période sombre et difficile. Certains, dans cette salle, ont déjà eu à souffrir directement des agissements de Lord Voldemort. Les familles de nombre d’entre vous ont été déchirées à cause de lui. Il y a une semaine, un élève nous a été arraché.
    Souvenez-vous de Cedric. Si, un jour, vous avez à choisir entre le bien et la facilité, souvenez-vous de ce qui est arrivé à un garçon qui était bon, fraternel et courageux, simplement parce qu’il a croisé le chemin de Lord Voldemort. Souvenez-vous de Cedric Diggory. (CF37)

Harry Potter et l’Ordre du Phénix

  • Une voix terrifiante s’éleva alors de la lettre de feu, résonnant avec force dans l’espace confiné de la cuisine :
    – Souviens-toi de ma dernière, Pétunia.
    La tante Pétunia semblait sur le point de s’évanouir. (OP2)
  • Dumbledore se précipita ensuite vers l’un des fragiles instruments d’argent dont Harry avait toujours ignoré la fonction et l’apporta sur son bureau. Il s’assit de nouveau face à eux puis le tapota doucement du bout de sa baguette magique.
    Dans un tintement, l’instrument s’anima aussitôt en produisant un cliquetis régulier. De petites bouffées de fumée vert pâle s’échappèrent d’un minuscule tube d’argent, situé en haut de l’appareil. Dumbledore examina attentivement la fumée, le front plissé. Quelques secondes plus tard, les petites bouffées se transformèrent en un jet régulier qui s’épaissit et s’enroula en spirale… Une tête de serpent, la gueule grande ouverte, apparut à l’extrémité de la volute. […] – Naturellement, naturellement, murmura Dumbledore pour lui-même.
    Il continuait d’observer le jet de fumée sans manifester la moindre surprise.
    – Mais séparés dans leur essence ?
    Harry n’avait aucune idée de ce que signifiait cette question. Le serpent de fumée, cependant, se divisa, instantanément en deux autres serpents qui ondulèrent et s’enroulèrent sur eux-mêmes dans la pénombre. Avec une expression de sombre satisfaction, Dumbledore tapota à nouveau l’instrument… (OP22)
  • Les portes de chêne s’étaient soudain ouvertes et les élèves qui se trouvaient devant s’écartèrent précipitamment pour laisser passer Dumbledore. Qu’était-il allé faire dans le parc, Harry n’en avait aucune idée, mais il y avait quelque chose d’impressionnant à le voir ainsi apparaître dans l’encadrement de la porte, sa silhouette se découpant dans la nuit étrangement brumeuse. (OP26)
  • – L’Armée de Dumbledore, Cornelius, répondit Dumbledore, toujours souriant en agitant la liste de noms sous le nez de Fudge. Pas l’Armée de Potter, mais l’Armée de Dumbledore.
    – Mais… mais…
    Un éclair de compréhension traversa soudain le regard de Fudge. Horrifié, il recula d’un pas, poussa un petit cri, et fit un nouveau bond pour s’écarter de la cheminée.
    – Vous ? murmura-t-il… (OP27)
  • Cornelius Fudge : – Vous allez maintenant être escorté jusqu’au ministère où une inculpation officielle vous sera notifiée, puis vous serez envoyé à Azkaban en attendant le procès !
    – Ah oui, bien sûr, dit Dumbledore avec douceur, je pensais bien que nous allions en arriver cette petite difficulté.
    – Une difficulté ? s’étonna Fudge, la voix toujours vibrante de bonheur. Je ne vois aucune difficulté là-dedans, Dumbledore!
    – Eh bien, moi, si, je le crains, répondit Dumbledore sur un ton d’excuse.
    – Ah, vraiment ?
    – Voilà… Il semble que vous entreteniez l’illusion selon laquelle je serais disposé à obéir… Quelle est la formule, déjà ? Ah, oui… sans opposer de résistance. Or je crois bien que je vais en opposer une, justement. Car, voyez-vous, Cornelius, je n’ai aucune intention de me laisser envoyer à Azkaban. Oh, bien sûr, je pourrais, m’en évader, mais quelle perte de temps, et, très franchement, il y a tant de choses plus utiles que j’aimerais mieux faire à la place. (OP27)
  • – Où irez-vous, Dumbledore ? murmura le professeur McGonagall. Square Grimmaurd ?
    – Oh non, répondit-il avec un sourire sinistre. Je n’ai pas l’intention d’aller me cacher. Fudge regrettera bientôt de m’avoir délogé de Poudlard, je vous le promets. (OP27)
  • Lorsque la porte se referma sur eux, Harry entendit la voix de Phineas Nigellus :
    – Voyez-vous, monsieur le ministre, il y a bien des sujets sur lesquels je suis en désaccord avec Dumbledore… Mais il faut lui reconnaître qu’il ne manque pas de style… (OP27)
  • Dumbledore dévala les marches, passant devant Neville et Harry qui ne songèrent plus à quitter la salle. Dumbledore était déjà arrivé au pied des gradins lorsque le Mangemort le plus proche s’aperçut de sa présence et l’annonça à grands cris. L’un des autres Mangemorts prit aussitôt la fuite, grimpant les marches à quatre pattes comme un singe. Le sortilège que lui lança Dumbledore le ramena en arrière aussi facilement que s’il avait été accroché à un filin invisible… (OP35)
  • Bataille au Département des mystères : – C’était une idiotie de venir ce soir, Tom, dit Dumbledore d’un ton très calme. Les Aurors sont en route… (OP36)
  • Voldemort : – Tu ne cherches pas à me tuer, Dumbledore ? lança Voldemort, ses yeux écarlates plissés au-dessus de son bouclier. Tu ne t’abaisses pas à de telles brutalités, n’est-ce pas ?
    – Nous savons tous les deux qu’il existe d’autres moyens de détruire un homme, Tom, répondit Dumbledore, toujours aussi calme. […] Me contenter de prendre ta vie ne me satisferait pas, je l’avoue…
    – Il n’y a rien de pire que la mort, Dumbledore, gronda Voldemort avec hargne.
    – Tu te trompes complètement, répliqua Dumbledore.
    Il s’approchait inexorablement en parlant d’un ton aussi léger que s’ils étaient en train de boire un verre. Harry avait peur en le voyant s’avancer ainsi, sans défense, sans rien pour le protéger, il avait envie de crier pour l’avertir mais son gardien sans tête continuait de le pousser contre le mur, déjouant toutes ses tentatives pour le contourner.
    – En vérité, ton incapacité à comprendre qu’il existe des choses bien pire que la mort a toujours constitué ta plus grande faiblesse… (OP36)
  • Harry : – Laissez-moi sortir, dit-il.
    Il tremblait de la tête aux pieds.
    – Non, répondit simplement Dumbledore.
    Pendant quelques secondes, ils se regardèrent sans bouger.
    – Laissez-moi sortir, répéta Harry.
    – Non, répondit une nouvelle fois Dumbledore.
    – Si vous ne… Si vous m’enfermez ici… Si vous ne me laissez pas…
    – Si ça peut te faire plaisir, continue donc à casser mes objets, dit Dumbledore d’un ton serein. De toute façon, j’en ai trop. (OP37)
  • À Harry : – Le moment est venu, reprit-il, de te révéler ce que j’aurais déjà dû te dire il y a cinq ans. Assieds-toi, s’il te plaît, je vais tout te raconter. Je te demande simplement un peu de patience, tu pourras te mettre en colère contre moi – ou faire ce que tu voudras – quand j’aurai fini. Je ne t’en empêcherai plus. (OP37)
  • – Mais ce que je savais aussi, c’était que Voldemort avait une faiblesse. J’ai donc pris ma décision. Tu serais protégé par une ancienne magie qu’il connaît mais qu’il méprise, une magie qu’il a toujours sous-estimée – à ses dépens. Je parle bien sûr du fait que ta mère est morte pour te sauver la vie. Elle t’a ainsi doté d’une protection durable qu’il n’avait pas prévue et qui, encore aujourd’hui, coule dans tes veines. J’ai donc placé ma confiance dans le sang de ta mère. Je t’ai amené à sa soeur, sa seule parente encore vivante.
    – Elle ne m’aime pas, dit aussitôt Harry. Elle s’en fiche complètement de…
    – Mais elle t’a quand même recueilli, l’interrompit Dumbledore. À contrecoeur, peut-être, contre sa volonté, avec fureur, amertume… Il n’en reste pas moins qu’elle t’a accepté et en agissant ainsi, elle a scellé le sort par lequel je te protégeais. Le sacrifice de ta mère avait fait de ce lien du sang le plus puissant bouclier que je pouvais t’offrir.
    – Je ne vois toujours pas…
    – Tant que tu pourras considérer comme ta maison le lieu où réside le sang de ta mère, il sera impossible à Voldemort de t’atteindre ou de te faire du mal en cet endroit-là. Il a versé le sang de ta mère, mais ce sang vit en toi et en sa soeur, il est devenu ton refuge. Tu n’as besoin de retourner là-bas qu’une fois par an mais aussi longtemps que cette maison reste la tienne, Voldemort ne peut rien contre toi lorsque tu t’y trouves. Ta tante le sait. Je lui ai expliqué ce que j’avais fait dans la lettre que je lui ai laissée devant sa porte, quand je t’ai déposé chez elle. Elle sait qu’en t’accueillant sous son toit, elle t’a gardé en vie pendant quinze ans. (OP37)
  • – Il y a cinq ans, donc, reprit Dumbledore comme s’il ne s’était pas interrompu, tu es arrivé à Poudlard, sans doute pas aussi heureux, ni aussi bien nourri que je l’aurais souhaité mais vivant et en assez bonne santé. Tu n’étais pas un petit prince gâté mais tu me semblais dans un état aussi satisfaisant que possible, compte tenu des circonstances. (OP37)
  • – Je te ménageais trop, dit simplement Dumbledore. Je me souciais davantage de ton bonheur que de t’apprendre la vérité, davantage de ta tranquillité d’esprit que de mon plan, davantage de ta vie que des autres vies qui seraient peut-être perdues si ce plan échouait. En d’autres termes, j’ai agi exactement comme Voldemort s’attend à ce que nous agissions, nous, les imbéciles qui éprouvons des sentiments d’amour.
    Y a-t-il quelque chose à dire pour ma défense ? Quiconque t’a observé aussi bien que moi – et je t’ai observé plus attentivement que tu ne peux l’imaginer – aurait eu ce même souci de t’épargner des souffrances supplémentaires après ce que tu avais déjà enduré. Je défie qui que ce soit de dire le contraire. Qu’est-ce que cela pouvait me faire si je ne sais combien de gens dont je ne connaissais ni les noms, ni les visages, trouvaient une mort violente dans un avenir indéterminé, du moment que toi, dans l’instant présent, tu étais vivant, en bonne santé, et heureux ? Je n’avais jamais rêvé que je serais un jour responsable d’un être tel que toi. (OP37)
  • – Voldemort a essayé de te tuer quand tu étais bébé à cause d’une prophétie faite peu avant ta naissance. Il savait que cette prophétie existait, mais il n’en connaissait pas tous les détails. En voulant te tuer, il croyait accomplir ce qu’elle annonçait. Mais il a appris à ses dépens qu’il s’était trompé lorsque le sort qu’il a jeté sur toi s’est retourné contre lui. Depuis qu’il a retrouvé son corps et surtout depuis que tu as réussi l’exploit extraordinaire de lui échapper l’année dernière, il a résolu d’entendre cette prophétie dans son intégralité. L’arme qu’il cherchait avec tant de constance, c’était celle-là : connaître le moyen de te détruire. (OP37)
  • – Il a choisi celui dont il pensait qu’il représenterait pour lui le plus grand danger. Et remarque bien ceci, Harry, son choix ne s’est pas porté sur celui qui avait le sang-pur (alors que, d’après son credo, seuls les sorciers de pure ascendance sont dignes de ce nom) mais sur le sang-mêlé, comme lui. Il s’est vu en toi avant même de te connaître. Et, en te marquant de cette cicatrice, il ne t’a pas tué comme il en avait l’intention, mais t’a donné un avenir et des pouvoirs qui t’ont permis, jusqu’à présent, de lui échapper non pas une fois mais quatre. Un exploit que ni tes parents ni ceux de Neville n’ont jamais pu réaliser. (OP37)
  • Il existe une pièce, au Département des mystères, l’interrompit Dumbledore, qui reste toujours verrouillée. Elle contient une force à la fois plus merveilleuse et plus terrible que la mort, que l’intelligence humaine, que les forces de la nature. Peut-être est-ce aussi le plus mystérieux des nombreux sujets d’étude qui se trouvent là-bas. Le pouvoir conservé dans cette pièce, tu le possèdes au plus au point, Harry, alors que Voldemort en est totalement dépourvu. C’est ce pouvoir qui t’a poussé à vouloir à tout prix sauver Sirius cette nuit. Et c’est ce même pouvoir qui a empêché Voldemort de te posséder, car il ne supportait pas d’habiter un corps où cette force qu’il déteste était si présente. En définitive, il n’était pas très important que tu ne saches pas fermer ton esprit. C’est ton coeur qui t’a sauvé.
    Harry ferma les yeux. Justement, s’il n’avait pas cherché à sauver Sirius, Sirius ne serait pas mort… Pour retarder le moment où il devrait de nouveau penser son parrain, Harry demanda, sans se soucier vraiment de la réponse :
    – Et la fin de la prophétie… C’était quelque chose comme : « aucun d’eux ne peut vivre… »
    -… « tant que l’autre survit », acheva Dumbledore.
    – Alors, dit Harry en allant chercher ses mots au fond du gouffre que le désespoir avait ouvert en lui, cela signifie que… qu’à la fin… l’un de nous deux devra tuer l’autre ?
    – Oui, répondit Dumbledore. (OP37)

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé

  • – À présent, Harry, sortons dans la nuit noire à la poursuite de cette fantasque tentatrice, l’aventure. (PSM3)

Voir aussi